29.02.2008
Gustave Doré, La Folie de Don Quichotte
15:31 Publié dans Séquence 1 : Lecteurs et Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : image
Queneau, Un conte à votre façon
Objectifs de la séance : Etude d’un texte original qui met le lecteur en action.
→ Comment le lecteur est-il invité à prendre part à la construction de l’œuvre en collaboration avec l’auteur ?
= réflexion sur la littérature envisagée comme un jeu, une interaction entre l’auteur et le lecteur.
· Présentation rapide : Raymond Queneau et l’OULIPO.
→ Raymond Queneau (1903-1976) : Poète, essayiste, Raymond Queneau est aussi mathématicien et son œuvre littéraire est marquée par des recherches diverses, notamment avec le groupe de l’OuLiPo et le collège de Pataphysique, auquel participe Boris Vian. Concepteur de nouvelles formes d’écriture romanesque, inventeur de personnages insolites, dans le Chiendent (1933), les Fleurs bleues (1965), Zazie dans le métro (1959), il s’intéresse aux variations de l’écriture dans les Exercices de style (1947) et au statut du lecteur dans Un conte à votre façon (1967). Ses recherches poétiques ont pour point de départ le texte intitulé l’Explication des métaphores.
→ OuLiPo : terme formé avec le début des mots Ouvroir de Littérature Potentielle, désignant un atelier de littérature expérimentale animé par un groupe d’écrivains parmi lesquels George Perec (la Disparition = lipogramme), Italo Calvino, Raymond Queneau et le mathématicien François le Lyonnais. = multiplication des « potentialités » du langage pour le libérer des carcans qui le stérilisent : orthographe phonétique, expérimentation de nouvelles structures syntaxiques, recours systématique au néologisme, relation constante rigueur mathématique/esprit d’audacieuse innovation → effet humoristique d’un caractère absolument neuf.
· Fonctionnement du conte // présentation. Mise en page particulière = 21 petits textes de longueur différente (en romain et en italique), placés dans des cases numérotées et disposées de manière décalée ≠ horizontale ou verticale mais en escalier, de l’extérieur vers l’intérieur ~spirale.
Þ On pourrait croire qu’il faut lire le texte en suivant l’ordre mathématique des cases. Mais de ce n’est pas le cas.
Si on regarde les cases de plus près, on s’aperçoit que la 1ère case est bien celle par laquelle il faut commencer (elle coïncide avec le début de l’histoire) mais le parcours qui suit n’est imposé par aucune numérotation. C’est le choix du lecteur qui les détermine. Lecture des cases : les 2 types de typographie correspondent à 2 textes différents. Dans toutes les cases (sauf 1, 2,3) la partie écrite en romain correspond au récit au passé tandis que la partie en italique est une invitation, adressée au lecteur, d’aller chercher la suite de l’histoire ou autre chose. Les cases 1, 2 et 3 lancent 3 histoires différentes. A partir des 3 premières cases, le lecteur est mis, à chaque étape, devant deux choix différents qui le renvoient vers une autre case où s’offrent à lui 2 autres choix, jusqu’à ce qu’il arrive au dénouement
I Susciter la curiosité du lecteur
1°/ Sources d’interrogation et de perplexité
" Titre + mise en page = inhabituels. A priori, le lecteur a envie d’en savoir plus.
2°/ Echange narrateur/lecteur
" Texte construit autour d’un jeu de questions/réponses entre le narrateur et son lecteur (mais le narrateur anticipe sur les réponses de son lecteur).
[ C’est par un travail de collaboration entre le narrateur et son lecteur que se construit le sens de l’histoire.
II Un évident manque de sérieux
1°/ Le choix des personnages
" emprunts aux contes pour enfants + parodies de personnages. Jeu sur les mots mais Î domaine agricole et arboricole. Héros = petits, moyens et grands (cf. Boucle d’Or et les Trois Ours).
2°/ Le déroulement des histoires
" Histoires qui n’avancent pas vite, qui piétinent autour de questions de couleurs de gants ou de chaussettes.
3°/ La langue employée
" Utilisation de registres différents : style soutenu vs tournures familières.
[ Ensemble farfelu. Le lecteur curieux et amusé finit par conclure qu’il s’est fait avoir.
III Le narrateur, le récit et les personnages
" Portée parodique du texte : caractère limité de la grille (nb de cases) + chute irréversible des conclusions soulignent à la fois les limites de ce qui est proposé au lecteur et donc les limites de l’invention du narrateur.
" Le narrateur peut laisser croire qu’il est capable de multiplier les histoires à l’infini : ce que fait ressortir ce conte en 3 versions croisées c’est l’absence de variantes intéressantes et le caractère « cliché » des situations humaines qui alimentent les romans et les contes.
Conclusion : Problèmes de narratologie envisagés par Queneau :
- liberté d’invention du narrateur et ses limites
- caractère stéréotypé des contes + caractère limité de leurs variantes
- relation narrateur/lecteur + liberté laissée au lecteur de participer à l’élaboration de l’histoire en choisissant ses propres options
- manière de bousculer l’organisation narrative d’une histoire en considérant qu’elle n’est pas construite définitivement et qu’elle peut être modifiée en cours de route
- rôle du hasard dans le déroulement d’un schéma narratif (vrai ou faux hasard quand il s’agit du choix du lecteur)…
15:21 Publié dans Séquence 1 : Lecteurs et Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lecture analytique
I. Calvino, Si par une nuit d'hiver un voyageur
Objectifs de la séance : Etude d’un incipit romanesque où l’auteur s’adresse directement à son lecteur.
® Dans quelle mesure ces recommandations de lecture témoignent-elles d’une grande familiarité de la part de l’auteur ?
= mise en évidence d’une relation particulière entre l’auteur et son lecteur ; réflexion sur le contexte de la lecture et sur son pouvoir. La lecture est ici envisagée dans son aspect matériel. Etude d’un incipit original.
I Le narrateur et le lecteur
1°/ Une grande familiarité
" Utilisation du « tu » + impératif + proximité spatiale. Omniprésence du locuteur qui domine le texte. Grande expérience.
2°/ Une situation d’énonciation ambiguë
" Ton autoritaire du locuteur : impatience devant l’incertitude et l’hésitation.
" Le locuteur pourrait très bien s’adresser à lui-même dans une sorte de monologue/faux dialogue. Familiarités + hésitations + façon de bousculer l’interlocuteur = usage interne et personnel.
Þ Entre celui qui parle et son destinataire, thème abordé = meilleures conditions de lecture (d’un roman en particulier : Si par une nuit d’hiver un voyageur… d’Italo Calvino.
II Les conseils de lecture
1°/ Le contexte de la lecture
" Tourne autour de la concentration. Utilisation du Discours Direct = assimilation du narrateur au lecteur personnage qui est en même temps le vrai lecteur !
2°/ Les positions pour lire
" Aspect physique de la lecture.
3°/ La lumière
" Mise en évidence du pouvoir de fascination et d’emprisonnement de la lecture, qui immobilise le lecteur.
[ Préparatifs destinés à organiser et favoriser une démarche privilégiée qui permet à celui qui s’y engage de quitter le monde réel pour en atteindre un autre, dont le contenu n’est pas donné ici.
III Un début de roman original
- référence au roman dont le texte est l’incipit, à l’intérieur du roman lui-même l.1 + auteur cité 2 fois (l.1 ; 8)
- interpellation constante à la P2 : celui qui parle = narrateur / interlocuteur = lecteur.
- Position des recommandations en début de roman, adressées à un lecteur qui se trouve dans le roman = tout lecteur qui commence à lire le roman d’Italo Calvino. Assimilation d’un personnage aux lecteurs.
- Recommandations sur les positions de lecture = fausse interpellation ? le locuteur semble s’adresser à lui-même dans une sorte de dédoublement. Texte = monologue où le locuteur = lecteur de roman ou archétype du lecteur.
- Incipit original mais conforme aux codes (ceux-ci sont détournés) : il ouvre le roman tout en n’étant pas l’histoire. = préparatifs de l’histoire mais du côté du lecteur.
® ~didascalies de théâtre = mise en scène de la lecture.
14:59 Publié dans Séquence 1 : Lecteurs et Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lecture analytique, incipit
Diderot, Jacques le Fataliste
Incipit Jacques le Fataliste.doc
Objectifs de la séance : étude d’une œuvre romanesque originale, où l’auteur-narrateur s’adresse directement et régulièrement à son lecteur.
® Dans quel but l’auteur s’adresse-t-il à son lecteur ?
= étude d’un dialogue imaginaire : interaction entre les deux instances ; mise en évidence d’un phénomène de construction / déconstruction.
· Présentation de l’œuvre : Jacques le Fataliste = roman de Denis Diderot, écrit entre 1765 et 1773.
® Difficultés pour résumer l’œuvre < alternance relation des aventures des deux voyageurs / récit rétrospectif des amours de Jacques + sur ce tronc central viennent se greffer d’autres histoires, s’emboîtant un peu à la manière des poupées russes.
Résumé : Jacques chemine en compagnie de son maître, aristocrate oisif qui aime à écouter, pour se désennuyer, les histoires de son valet bavard et philosophe, pour lequel « tout ce qui nous arrive de bien ou de mal ici bas était écrit là-haut". Tandis que Jacques raconte, à l’appui de sa théorie, comment un enchaînement fatal de circonstances l’a rendu amoureux et boiteux, les deux hommes vont d’aventures en aventures.
· De quoi s’agit-il ?
= extrait d’un roman, Jacques le Fataliste. Premières lignes ® incipit.
· En général, le début d’un roman apporte des réponses aux questions implicites du lecteur : Qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Pourquoi ?
+ donne des précisions sur les lieux, le moment, le ou les personnages et les raisons de leur présence.
L’incipit = rencontre lecteur / narrateur, rencontre importante qui fait comprendre les rôles de chacun.
· Mais l’incipit laisse aussi de larges zones d’inconnu, qui peuvent inciter le lecteur à poursuivre la lecture. Chacun anticipe alors sur la suite en se créant un horizon d’attente.
· Que nous apprend cet incipit ? Répond-il aux questions qui ? Quoi ? Où ? Quand ? Pourquoi ? ® « le maître » + « Jacques » (l.3) mais désignés par « ils » (l.1). 3 questions qui restent sans réponse :
- Comment ? ® « Par hasard, comme tout le monde » (l.1)
- Qui ? ® « Que vous importe ? » (l.2)
- D’où ? ® « Du lieu le plus prochain » (l.2)
- Où ? ® « Est-ce que l’on sait où l’on va ? » (l.3).
Þ De prime abord, pas d’informations ; pas de cadre spatio-temporel. L’identité des personnages reste volontairement floue.
Þ En quoi cet incipit s’écarte-t-il du code « traditionnel » de l’incipit romanesque ?
I Une entrée en matière originale
1°/ Une attente déçue
" Présentation des personnages incomplète, trop succincte + imprécision du cadre spatio-temporel.
2°/ Une forme originale
" Extrait qui fait alterner le récit et un dialogue entre le narrateur et un lecteur imaginaire.
= Rupture de l’illusion romanesque : les procédés de construction sont ainsi dévoilés.
II La place du lecteur
1°/ La prise à partie du lecteur
= Rupture de l’illusion romanesque + commentaires sur l’écriture.
" Relation d’autorité entre le narrateur et le lecteur : le narrateur élude les questions du lecteur et ne donne que les éléments qu’il veut bien nous donner. Mais en même temps, relation de complicité.
" Image du lecteur construite par le narrateur : exigeant, impatient, curieux.
2°/ La liberté du narrateur
" Le narrateur affirme sa toute puissance et revendique sa liberté de création.
Conclusion :
· Diderot nous oblige à nous interroger sur les conventions du roman.
· Incipit qui répond, contre toute attente et d’une manière très moderne, à la question « Comment ne pas faire un roman ? »
® Plus qu’un roman = antiroman : remise en question des formes romanesques à la mode dans les années 1760.
- antiroman d’amour : Jacques le Fataliste se joue des contes amoureux dont on gave depuis toujours un lecteur crédule ;
- antiroman d’aventures : < parodie des situations incroyables des récits picaresques ;
- antiroman historique : pas de précision chronologique.
Le roman se construit en même temps qu’il se déconstruit
14:24 Publié dans Séquence 1 : Lecteurs et Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lecture analytique, texte, incipit
28.02.2008
Albert Thibaudet, Réflexions sur le roman
Objectifs de la séance : Etude d’un texte d’idées analysant l’attitude des lecteurs.
® La lecture peut-elle n’être que divertissante ?
= approche du genre littéraire du roman ; réflexion sur ce que c’est que lire et sur ce qu’apporte la lecture.
· A propos de l’auteur : critique littéraire du début du siècle (1874-1936). Longue collaboration à la NRF = revue dont le premier numéro paraît en 1909 et qui a permis une prestigieuse diffusion d’œuvres contemporaines. Presque tous les grands écrivains de l’époque ont apporté leur nom (ex. Gide ; Sartre…)
• De quoi s’agit-il ? = Extrait d’un article paru dans la NRF le 1er août 1912. Article publié ensuite dans un volume Réflexions sur le Roman. Exposition de son point de vue sur un genre sujet à débats depuis sa création.
• Les attentes des lecteurs de roman
Cf. début de l’extrait : attente définie en 3 mots distraction, rafraîchissement, repos (l.2)
®lecture = divertissement : apporte l’oubli des soucis et détourne de la réalité.
Conséquence de cette « utilisation » des romans : lecture qui n’a que très peu d’incidence sur la manière d’être et de penser.
Þ Définition indirecte d’une certaine forme de lecture –rapide, peu approfondie, changeante – et d’une certaine littérature, essentiellement divertissante, faite de stéréotypes.
• Lecteur vs Liseur
" Lecteur = celui qui n’attend de sa lecture qu’un divertissement ® pas d’exigence en matière de réflexion sur l’homme et sur la nature humaine.
"Liseur = attend d’une littérature riche, aux enjeux multiples, une « entrée » dans la réflexion et dans la connaissance de la nature et de la condition humaines, à travers un passage dans le monde propre à l’auteur. Mais la 1ère étape = savoir vivre un roman < manière dont il est écrit, composé, pensé.
• 2 voies pour vivre sa lecture
" 2 voies pour être un véritable liseur/viveur de roman, incarnée par un personnage de Cervantès :
- la voie de Don Quichotte = voie héroïque qui présente au lecteur un idéal à poursuivre. Caractère utopique de la démarche mais pas entièrement impossible.
- la voie de Sancho Pança = voie réaliste qui consiste à donner au liseur une image de la vie pour lui permettre de mieux vivre la sienne en lui permettant d’en comprendre le sens. Cf. souligne, détache, harmonise (39) = reconstituer le réel pour tenter de l’expliquer.
" 2nde voie subdivisée en 2 tendances = exemples d’orientations réalistes :
- G. Eliot : les vies les plus simples, les plus ordinaires ne sont pas moins nobles que les vies illustres.
- Flaubert : prise de conscience du caractère peu cohérent, misérable et sans espoir de la condition humaine.
Synthèse :
- 2 conceptions du lecteur : lecteur vs liseur
- 2 conceptions de la littérature : lecteur ® recherche du divertissement VS liseur ® attente, recherche, volonté de connaître et de comprendre.
- 2 conceptions de la littérature : littérature stagnante et sans progrès VS connaissance de l’homme, compréhension de la condition humaine, recherche de sens :
® 2 formes opposées : littérature conduisant à l’idéal vs littérature montrant la réalité.
Puis à l’intérieur du réalisme : valorisation vs dévalorisation de la condition humaine.
20:29 Publié dans Séquence 1 : Lecteurs et Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lecture analytique
Maupassant, Préface de Pierre et Jean
Maupassant,
Préface de Pierre et Jean
Objectifs de la séance : Etude d’un texte d’idées écrit par un romancier s’interrogeant sur les attentes du lecteur.
® Qu’attend-on de la lecture ? = éléments de réflexion sur les fonctions de la lecture ; sur les oppositions entre les attentes affectives du lecteur et l’importance accordée à la recherche de l’esthétique ; sur les différences entre le lecteur et le critique.
• De quoi s’agit-il ?
= Préface : Texte placé en tête d’un ouvrage en vue de présenter celui-ci au lecteur. Lorsque l’auteur préface lui-même son propre ouvrage, il cherche souvent à présenter les principes esthétiques qu’il a voulu suivre.
=A propos de cette préface : En 1887, l’éditeur Ollendorff demande à Maupassant un texte à associer à Pierre et Jean, le roman étant trop court pour un public habitué à des ouvrages plus épais. Maupassant, qui a déjà un parcours de critique et de journaliste littéraire derrière lui, saisit cette occasion pour lier sa production romanesque et sa réflexion théorique : il rédige un essai polémique, le Roman, que l’on appelle aussi la préface de Pierre et Jean. Principes : observer la vie psychologique et sociale ; suivre la recherche médicale ; se documenter sur les sujets traités pour créer chez le lecteur l’illusion de la vérité. Mais remise en cause des doctrines d’objectivité et de science du naturalisme officiel : son maître mot est originalité.
Þ La valeur d’un roman vient de sa non-conformité à des modèles ou à des modes. La perception de ce qui arrive variant d’un individu à l’autre, reproduire exactement la vie est impossible. Il vaut mieux mettre en avant la manière originale dont on perçoit le réel.
• Les attentes du lecteur
"1er paragraphe centré sur l’exposé de ce que les lecteurs attendent de la lecture. Idée de satisfaction personnelle : satisfaire la tendance naturelle (1-2), son goût prédominant (2-3), son imagination (4). Enumération d’adjectifs qui caractérisent imagination = orientations diverses mais toutes associées à l’affectivité.
" Les critères du lecteur reposent, selon Maupassant, sur une satisfaction affective et émotionnelle et dans une certaine mesure intellectuelle (une aide à la réflexion).
® La lecture doit enflammer son imagination en fonction de ses tendances personnelles et d’orientation individuelle vers le rire, les larmes, la peur…
• Le rapport auteur/lecteur
" Rapport d’autorité : le lecteur demande (2) et l’écrivain s’exécute : 2e paragraphe : série d’impératifs (simples ou périphrases factitives).
" Mais relation ambiguë car dans le même temps, le lecteur accepte de devenir un objet entre les mains de l’écrivain (moi = pro. Pers. COD ® passivité du lecteur).
® Le lecteur se livre affectivement de son plein gré à l’écrivain.
• Différence lecteur/public
" Le terme public met en avant la passivité du lecteur, son caractère contemplatif vis-à-vis de la lecture.
• Opposition lecteur /critique :
" Dans leur définition : opposition au niveau du nombre groupes nombreux (6) vs seuls, quelques esprits d’élite (15) + image réductrice du lecteur / valorisante du critique : répétition d’adverbes restrictifs uniquement (1), invariablement (3) ; lecteur//écrivain (1-2), critique //artiste (15-19) ; idée d’intelligence supérieure du critique.
"Dans leurs demandes : le 1er § et l’énumération montrent que le lecteur attend surtout de la lecture des émotions et, dans une moindre mesure, une aide à la réflexion. La demande des esprits d’élite ne touche pas au domaine de l’affectivité mais à celui de l’esthétique. Recherche du beau (16) + prise en compte de la personnalité de l’auteur.
® Ce qui est apprécié = adaptation au sujet dans la recherche du beau.
• Vocation des œuvres réalistes et naturalistes.
" Pour Maupassant, la vocation des nouvelles écoles, réalisme et naturalisme, est de faire coïncider le Beau et le Vrai (25), en refusant de subordonner l’image donnée de la vie à des attentes spécifiques qui relèveraient du rêve, de l’idéalisation, de l’émotionnel, du sensationnel. (ex. le Romantisme) La vocation réaliste et le naturalisme, qui s’attachent au beau à travers le vrai ont donc une autre vocation qui ne peut répondre aux attentes du public. Quant aux critiques, ils ne doivent pas tenir compte des tendances du lectorat mais de l’effort mis en jeu pour atteindre la vérité.
19:35 Publié dans Séquence 1 : Lecteurs et Lectures | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lecture analytique


