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01.03.2008
Synthèse des deuxième et troisième journées
Objectifs de la séance : mise en évidence des caractéristiques d’écriture du fantastique = le témoignage du narrateur (importance de la P1 + expression du doute et de l’inquiétude)
→ étude globale des deuxième et troisième journées ( de « Il était grand jour quand je me réveillai » -2e journée- à « Je m’assoupis à la troisième page » -3e journée-)
I Une intrigue sous le signe du double
1°/ Une Vénus ambiguë
→ 2 champs lexicaux jalonnent le portrait de la Vénus : celui de la beauté et celui de la méchanceté.
" Sur la statue, il y a deux inscriptions et chacune peut recevoir deux interprétations.
[ La statue conserve tout son mystère.
2°/ Les deux bagues
→ La bague qu’Alphonse doit donner à Melle Puygarrig est justement à l’image du mariage : elle a été choisie par sa mère de même que l’épouse a été choisie par le père. C’est un mariage arrangé dont la seule motivation est l’argent. Alphonse, contrairement au narrateur, n’accorde aucune valeur symbolique à cette bague : il n’en voit que la valeur marchande. C’est un mariage sans amour, donc malheureux, qui s’annonce.
→ L’autre bague, l’anneau tout simple qu’Alphonse porte à son doigt, est associé dans son esprit à de bons souvenirs. C’est un gage d’amour qu’une femme lui a donné deux ans auparavant à Paris. Cette bague s’oppose symboliquement à la première d’abord par sa taille et surtout par sa valeur. En effet, cet anneau n’a aucune valeur marchande mais une grande valeur, sinon sentimentale, au moins affective aux yeux d’Alphonse.
3°/ Les deux rivales
→ Melle de Puygarrig, la future épouse et la Vénus. Le narrateur trouve que Melle de Puygarrig ressemble un peu à la Vénus, ce qui montre que les deux femmes sont liées. Selon lui, c’est la Vénus qui est la plus belle, à cause justement de son air méchant qui force l’admiration.
[ Bien qu’ayant quelques points communs, les deux femmes sont nettement opposées. Le thème de la dualité, qui jalonne ces deux journées, laisse présager d’une issue malheureuse à ce mariage arrangé.
II Les transgressions
1°/ Les transgressions du père
→ Dès le début, il associe le mariage à une « bagatelle ». Et c’est M. de Peyrehorade qui choisit de faire la cérémonie un vendredi, jour de Vénus. Le narrateur lui-même s’étonne d’une telle audace. Enfin, au cours du repas de noces, M. de Peyrehorade assure qu’il y a 2 Vénus, ce qui peut provoquer le dépit de la déesse.
2°/ Les transgressions du fils
→ Il apparaît beaucoup plus intéressé par la dot et par le jeu de paume que par sa fiancée, ce qui dénote un grand mépris pour la déesse de la Beauté et de l’Amour, et ce qui choque le narrateur. Il passe sa bague de mariage au doigt de la statue puis il veut la reprendre, ce qui prouve son manque de foi… Mais il est lucide sur sa situation : « Ils m’appelleraient le mari de la statue » et « C’est ma femme, apparemment, puisque je lui ai donné mon anneau »
[ Un certain nombre de provocations et de sacrilèges peuvent expliquer les réactions de Vénus. Ici, le fantastique n’est pas gratuit : il tire sa cohérence (et donc sa force) dans l’économie même du récit et dans l’attitude des personnages.
III La montée du fantastique
1°/ La révélation de M. Alphonse
→ Le marié est vraisemblablement troublé car en enfilant sa bague au doigt de la Vénus, il n’avait pas mesuré l’ampleur de son geste. Le trouble du marié se communique au narrateur. Alphonse prétend avoir vu la statue replier son doigt brusquement. Il est effrayé mais demande au narrateur s’il est possible qu’il y ait une explication rationnelle : a priori, la mécanique pourrait expliquer ce « mouvement » de la statue.
2°/ La réaction du narrateur
→ Dans un premier temps, le narrateur semble adhérer aux propos d’Alphonse. Il ressent l’inquiétude et la peur du jeune marié. Mais c’est à cause du marié lui-même qu’il se reprend (il a trop bu). Très vite, le caractère rationnel de la situation s’impose aux yeux du narrateur : ses doutes s’effacent.
3°/ L’interprétation surnaturelle
→ Le thème du mariage symbolique a déjà été annoncé par Alphonse lui-même, le matin même de son mariage, au moment où il se rend compte qu’il a oublié son anneau. Il ne veut pas envoyer quelqu’un pour aller le chercher car : « D’ailleurs, que penserait-on de ma distraction ? Ils se moqueraient de moi. Ils m’appelleraient le mari de la statue. »
Conclusion :
L’inquiétude et les doutes montent dans ces deux journées et les faits surnaturels semblent se confirmer. Le narrateur lui-même hésite entre une explication rationnelle et une surnaturelle.
12:01 Publié dans Séquence 2 : Une nouvelle fantastique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : synthèse



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